Toujours engagée dans une musique de rythmes, Zab Maboungou
entreprend d’installer avec ce nouveau solo, « un terrain de
la parole que seul le corps peut mettre en place ». «Chorégraphier,
ajoute-t-elle, ce n’est pas écrire, mais configurer, à
l’intérieur d’une appréciation précise et fluide
à la fois du temps. Dans ce contexte, où la danse dispose
du geste comme d’un marqueur de temps, NSAMU établit un lieu
– le topo – où actions et paroles sont inextricablement liées.
En kikongo, langue des deux Congo, NSAMU veut dire « ce dont
on débat ». La symbolique dans NSAMU est aussi rythmique;
elle juxtapose signe, sons et pas, et trace un parcours probable,
celui qui va du geste à la parole.» |